UDPS : le SG Kabuya descend Jean-Marc Kabund en flammes

Comme il l’avait promis, le Secrétaire Général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Augustin Kabuya, était face à la presse, hier mercredi 20 juillet 2022, au siège de ce parti, sur la 11me rue, dans la commune de Limete, au milieu des combattants chauffés à blanc. A l’en croire, la véritable cause de la radiation de
Jean-Marc Kabund de l’UDPS était la mégestion, notamment les détournements à répétition des cotisations des membres, des frais de vente des cartes d’adhésion, la délinquance politique, le clientélisme, etc.
Augustin Kabuya a également accusé l’incriminé d’enrichissement illicite à travers le trafic des minerais.
S’agissant des propos que l’ancien président intérimaire du parti a tenu à l’endroit de Chef de l’Etat, il les a qualifiés de diffamatoires et susceptible d’entraîner pour son auteur, des poursuites judiciaires.
MISE AU POINT DE L’UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL
Le lundi 18 juillet 2022, Monsieur Jean-Marc Kabund, député national élu sur la liste UDPS, ancien Secrétaire général et Président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi récemment exclus du parti pour entre autres détournement de plusieurs millions de dollars de cartes des membres et de cotisations, agression d’un élément de la Garde
républicaine ainsi que le monnayage éhonté des poses de responsabilité destinés à l’UDPS, s’est offert un moment en spectacle face à la presse.
Au cours de celui-ci, il a débité un chapelet des contres-vérités dans le but inavoué de nuire à la personne de son Excellence Monsieur Féli Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo, Chef de l’Etat .
Comme tout le monde peut s’en rendre compte aujourd’hui, ce coup médiatique a été un non-événement, qui ne mérite pas d’accaparer l’attention du public. ça été un coup de pétard mouilé et une nuée de fumée déjà engloutis dans l’atmosephère.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social/Tshisekedi, UDPS en sigle, a suivi ces déclarations qu’elle considère comme injurieuses, diffamatoires et séditieuses, dirigées non seulement contre le Parti mais aussi contre son Excllence Monsieur le Président de la République.
En effet, plutôt que de dire à l’opinion les raisons profondes qui ont conduit à son exclusion de l’UDPS,Monsieur Jean Marc Kabund, en homme frustré, a volontairement choisi d’extérioriser ses frustrations, en débitant des mensonges, dans le but de distraire et détourner l’opinion nationale dans son élan de mobilisation et de solidraité avec nos Forces Armées engagées sur le champ de bataille, sous le leadership du Commandant Suprême des Forces Armées et de la Police Nationale, son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sur le Parti UDPS, qui lui a tout donné.
Dans les lignes qui suivent, nous allons vous exposer la personnalité de Monsieur Jean Marc Kabund pour vous permettre de comprendre sa vraie nature, qui justifie tous les faits et actes, passés et présents, avant de relever et de tordre le coup à ses contre-vérités, avec chiffres à l’appui.
I. Les raisons de l’exclusion de Monsieur Jean Marc Kabund de l’UDPS
Poussé par la folie du pouvoir, le malin de Jean Marc Kabund ne
s’était jamais empêché de s’ériger en justicier qui, non seulement se
donnait l’audace d’interpeller des gens, mais aussi, infligeait,sans
titre ni qualité, des châtiments corporles à ses victimes. Il ne se
gênait pas de confisquer les biens d’autrui, dont les carrés miniers
et autres biens matériels. A titre d’exemple, au mois de novembre
2021, sieur Jean Marc Kabund avait ravi les carrés d’un paisible
citoyen congolais, sans juste motif. C’est à la suite de plusieurs
interventions, lui faisant comprendre que son ciomportement ne
reflétait pas l’esprit tshisekediste et notre idéologie socialiste,
que cette mine a été restituée à son propriétaire, provoquant la
sainte colère de Jean-Marc Kabund.
Ce comportement barbare et immoral ne discréditait pas seulement son
auteur mais aussi le parti, qui se trouvait par ce fait mis en marge
de l’idéal de l’Etat de droit prôné par nos pères fondateurs, qui
avaient consenti d’énormes sacrifices et payé le fort de leurs vies
pour sa matérialisation.
Sans devoir énumérer toutes les antivaleurs qui ont caractérisé sa
gestion calamiteuse de notre formation politique, dont notamment
l’enrichissement personnel rapide et sans cause, l’insolence et la
délinquance politiques, ainsi que les manipulations tribales au sein
du Parti, le dernier méfait visible et connu de Monsieur Jean Marc
Kabund, qui lui a valu l’exclusion de l’UDPS, n’est pas une quelconque
contradiction idéologique ou politique avec le Chef de l’Etat, Félix
Antoine Tshisekedi, moins encore avec les instances du Parti, dont il
assurait personnellement, de manière autocratique, la direction, mais
plutôt sa délinquance qui l’a conduit à humilier publiquement , par le
canal de ses gardes du corps, un membre de nos Forces armées, plus
spécialement de la Garde Républicaine.
Ayant étalé constamment son immoralité sur la place publique, son
incapacité à vivre dans la société des personnes civilisées et son
refus de se soumettre aux valeurs de la social-démocratie, l’UDPS
avait choisi de chasser sieur Jean Marc Kabund de ses rangs, pour
préserver les acquis de sa lutte.

II. Des contrevérités de mosieur Jean Marc Kabunda a Kabunda
A. Sur les prétendus stagiaires et jouisseurs qui seraient au sommet de l’Etat
Venu à la tête du parti dans les conditions que tout le monde connait
et sur lesquelles je reviendrais brièvement ici, Jean Marc Kabund
n’avait assumé aucune fonction publique dans sa vie. Il s’est tout de
même retrouvé vice-président de l’Assemblée nationale. Il a été seul à
sélectionner les 90% des collaborateurs actuels du Chef de l’Etat et
la totalité des membres du parti au gouvernement.
A les qualifier des stagiaires : soit qu’il les avait sélectionnés à
dessein pour nuire au mandat de l’UDPS et de son Excellence Monsieur
le Président de la République à la tête du pays, soit qu’il était
lui-même d’une incompétence caractérisée qu’il ne les avait pas sus
stagiaires.
Lorsque sieur Jean Marc Kabund parle des jouisseurs, il faut qu’il
précise s’il ne s’adresse pas à lui-même.
En une année du mandat à l’Assemblée nationale, il construit une
école d’une valeur de 350.000 dollars, soit l’équivalent de dollars
américains (30.000) trente mille mensuellement. Alors que deux ans
avant, il n’avait rien. Ceci n’étant qu’illustratif parce qu’il faut y
ajouter les constructions des stades et villas de luxe à travers tout
le pays.

B. SUR LA GESTION DE LA GUERRE

En cette période où le pays fait face à une agression étrangère, en
même temps que la nation tout entière se mobilise autour du Chef de
l’Etat et de nos Forces Armée’, l’UDPS est surprise par les
déclarations tapageuses et irresponsables débitées par sieur Jean-Marc
Kabund wa Kabund affirmant, sans preuve, que « le régime Tshisekedi
n’a rien investi dans l’armée ».

Par ces déclarations, Monsieur Jean Marc Kabund a montré clairement
son accointance avec les ennemis de la République et devrait désormais
être «traité de Traitre de la Nation». Car, plus que jamais, notre
armée n’a jamais occupé le centre de préoccupation de nos dirigeants
plus que maintenant : les militaires sont recrutés, formés et équipés.
Des efforts visibles sont consentis pour améliorer les conditions de
vie de nos hommes en treillis.

C. SUR LA PRETENDUE FAIBLE MOBILISATION DES RECETTES

En ce qui concerne les finances publiques depuis 2019, le budget de
l’Etat a subi chaque année de fortes mutations en termes
d’amélioration des performances dans le recouvrement des recettes
publiques et dans les dépenses sociales.
De trois milliards de dollars (USD 3.000.000.000. Du niveau de
réalisation des assignations budgétaires avant 2019 soit la moyenne de
40%, le budget de l’Etat est en train de se hisser autour de dix
milliards de dollars, soit plus de trois fois la situation de 2019
avec une mobilisation dépassant largement les 100% des prévisions dans
un contexte de récession mondiale liée notamment au COVID et la guerre
en Ukraine.
Le stock des réserves de change international est en fort
accroissement : de HUIT CENT MILLIONS en fin 2018, elles se situent
au-delà de QUATRE MILLIARDS en mai 2022, une réalisation jamais
atteinte dans l’histoire de notre pays.
Le marché de change est resté relativement stable depuis fin 2020
jusqu’à ce jour. Tout cela est incontournablement une expression des
effets de la bonne gouvernance induite par la qualité du leadership du
président de la Répubique, Félix Antoine Tshisekedi.
Toutes ces évidences restent tout de même invisibles aux yeux de
Jean-Marc Kabund, c’est pitoyable !
A vous de juger si pareille performance peut être l’œuvre d’un
stagiaire au sommet de l’Etat.

D. SUR LA PRETENDUE INTENTION DE TRICHER AUX ELECTIONS DE 2023 ET
TENTATIVES DE MISE EN PERIL DE LA PERIODICITE DU CYCLE ELECTORAL

A une année de la convocation du corps électoral, la Commission
Nationale Electorale Indépendante, difficilement mise en place,
accusait à son installation 28 mois de retard. A ce jour, grâce à la
détermination de son Excellence Félix Tshisekedi, ce retard a été
comprimé de sorte que, aujourd’hui que je parle, une seule opération
pré-électorale nous sépare de la tenue effective du scrutin. C’est
l’actualisation du fichier électoral. Les appels d’offres ont été
lancés tant sur l’équipement en machines que sur le recrutement du
personnel.

E. SUR LA PRETENDUE GESTION CALAMITEUSE DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT

La gratuité de l’enseignement est inscrite dans notre constitution
adoptée par notre peuple le 18 février 2006 et n’a jamais été
intégralement appliquée dans notre pays. Promesse de campagne du Chef
de l’Etat, la gratuité de l’enseignement est à ce jour effective.
Parmi ses effets, on peut citer notamment :
• La révision à la hausse des salaires de base de tous les
enseignants, l’alignement et le paiement de plus de 250.000
enseignants restés nouvelles unités, certains depuis plus de 30 ans,
l’octroi des indemnités de transport et de logement aux enseignants
des Chefs-lieux des provinces, l’octroi de la prime de brousse à ceux
des territoires, ainsi que le paiement de la prime de la gratuité aux
enseignants du primaire. Par conséquent, le salaire d’un enseignant
est passé de :
• 168.728 FC à 381.577 FC soit 126% d’augmentation pour l’enseignant
de Kinshasa et de Lubumbashi ;
• 168.728 FC à 411.577 FC soit 144% d’augmentation pour l’enseignant
de Kinshasa et de Lubumbashi du niveau primaire ;
• 155.130 FC à 321.413 FC soit 107% d’augmentation pour l’enseignant
des Chefs-lieux des procinces ;
• 155.130 FC à 351.413 FC soit 127% d’augmentation pour l’enseignant
des Chefs-lieux des provinces du niveau primaire ;
• 155.130 FC à 233.079 FC soit 50% d’augmentation pour l’enseignant
des territoires ;
• 155.130 FC à 263.079 FC soit 70% d’augmentation pour l’enseignant
des territoires du niveau primaire ;
Ces augmentations portant à 327.023 FC le salaire moyen d’un
enseignant au niveau national
• Les réajustements des frais de fonctionnement des écoles primaires
qui ont conduit à une augmentation faisant passer de 45.000 FC à
– 200.000 FC pour les écoles de 1 )à 11 classes soit une augmentation de 344% ;
– 420.190 FC pour les écoles de 12 à 18 classes soit une augmentation de 834 M ;
– 620.190 FC pour les écoles de 19 classes ou plus soit une
augmentation de 1.278% ;
– 2.450.000 FC pour les écoles de prestige soit une augmentation de 5.344 %.
Toutes ces actions ont fait passer l’enveloppe mensuelle de paie de
enseignants de 7.0154.552.544 FC à 205.740.718.434 FC soit une
augmentation de 193%.

F. SUR LE DOSSIER RAM

1. Le RAM (Registre des Appareils Mobiles) a été institué par le
décret du 1er Ministre n°012/15 du 20 février 2012, Tshisekedi n’était
pas au pouvoir ;
2. Il tire son fondement de la Loi n°014/2002 du 16 octobre 2002,
portant création, organisation et fonctionnement del’ARPTC,
précisément en son article 21, qui stipule, je cite : « L’Autorité de
régulation dispose des ressources ordinaires et extraordinaires ».
3. La mise en place du système RAM (CEIR) en RDC est faite sur base de
la décision de l’ARPTC N°053/ARPTC/CLG/2016, du 22 juillet 2016 du
collège de l’ARPTC qui consacre la certification préalable des
appareils mobiles au moyen d’un système CEIR (Central Electronic
Identity Registrer) fonctionnant sur base du numéro TMEI du téléphone
et de la SIM.
4. C’est dans cette optique que le 1er Ministre Ilunga Ilunkamba prend
en date du 09 mars 2020, le décret numéro 020/005 modifiant et
complétant le décret numéro 012/15 du 20 février 2012, fixant ainsi
les modalités de calcul et les taux des revenus des prestations de
l’ARPTC.

Il y a lieu de retenir que les droits d’enseignement reviennent
rééllement à l’ARPTC et constituera sa rémunération en échange de ses
prestations relatives à la certification des appareils mobiles par le
truchement du système CEIR.
En définitive, le RAM étant une institution du gouvernement de la
République sur base d’un décret du Premier Ministre, ne peut en aucun
cas être géré par la Présidence de la République.
Mais le plus grave, c’est que Monsieur Jean-Marc Kabund comme député
et deuxième personnalité de l’Assemblée nationale n’a pas toussé d’un
seul coup lors des discussions de ce dossier à l’Assemblée nationale.
Il a attendu son éviction pour venir se déballer par une sorte de
règlement des comptes.
L’on peut comprendre en quoi le mensonge reste intimement lié aux
gênes même de Jean-Marc Kabund qui, en son temps, a dû mentir sur ses
origines pour gagner la confiance du Président Etienne Tshisekedi,
afin de se faire nommer Secrétaire Général du Parti.
Y a-t-il plus dangereux dans ce pays que cet homme qui a usé des
moyens de la République mis à sa disposition pour s’attaquer à nos
forces armées, à de paisibles citoyens et à notre Police pour
s’assurer de sa gloriole, œuvre de l’ivresse du miel ? Si tout ceci
est véritable, l’on peut se poser la question de savoir où était
réellement la tête de Jean-Marc Kabund pendant qu’il trônait à la tête
du Parti et au Bureau de la deuxième Institution du pays.
L’UDPS considère cette sortie hasardeuse, immorale et opportuniste de
sieur Jean-Marc Kabund comme un non-événement qui ne saurait emporter
la sympathie de notre peuple en sa faveur, le met en garde et appelle
le Peuple congolais à ne pas le suivre dans ses errements.

Fait à Kinshasa, le 20 juillet 2022
Augustin Kabuya Tshilumba
Secrétaire Général

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