Épidémie de Monkeypox en RDC :plus de 5200 cas suspects enregistrés

Parmi les épidémies qui frappent la République Démocratique du Congo, il y a la variole du singe ou la variole simienne appelée autrement «Monkeypox» . Le système de gestion de l’incident Monkeypox du ministère de la santé a communiqué sur les cas suspects enregistrés de cette épidémie depuis le début de l’année jusqu’au 25 juin passé.

        Selon les données, le pays a enregistré 5236 cas dont 229 décès, soit une létalité de 4,6%, dans 17 provinces sur les 26 (65%). Ces cas ont été notifiés dans 155 zones de santé sur les 519 que compte le pays, soit 29%.
        « En termes de cumul de cas notifiés depuis le début de cette année, la DPS Equateur a plus de cas, soit 1545 cas qui représentent 31%. Elle a aussi notifié plus de décès soit 108 décès soit une létalité de 6,9%. La tranche d’âge de 5 à 15 ans (31,86%) est la plus touchée. On note plus de décès dans la tranche d’âge des enfants de 5 à 15 ans (33,58%) », informe le système de gestion de la maladie mis en place par le ministère de la Santé .
        Il dit, par ailleurs, être buté à plusieurs défis qui sont notamment la progression de la maladie dans le pays ; l’absence de kit de prise en charge, une faible détection des cas aussi bien clinique que biologique ; une faible implication de la communauté dans la lutte contre le Mankeypox, et une faible implication des autres secteurs dans la lutte.

Rappels sur  le monkeypox

        Selon les experts en Santé, le monkeypox est une maladie caractérisée par des éruptions cutanées vésiculaires généralisées, de la fièvre et un gonflement douloureux des mâchoires. Bien qu’il n’y ait pas de médicament spécifique pour traiter la maladie, lorsque des soins de
soutien intensifs sont fournis, pratiquement tous les patients se rétablissent complètement.
        Le ministère de la santé précise aussi que le virus Monkeypox est un membre du genre Orthopoxvirus dans la famille des Poxviridae. Les singes ne sont pas les réservoirs du virus, souligne-t-il. Les principaux réservoirs suspects sont des rongeurs, comme les écureuils
(Funisciurus sp. un rongeur arboricole), et des rongeurs terrestres (genres Cricetomys et Graphiurus).
        L’infection résulte d’un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou des éruptions cutanées d’animaux infectés (manipulation de macaques infectés, ou de rongeurs).
        La transmission secondaire d’humain à humain, résulte d’un contact étroit avec les excrétions des voies respiratoires infectées, avec les lésions de la peau d’une personne infectée ou avec des objets contaminés récemment.
        Après une période d’incubation de 6 à 16 jours, la période de l’invasion (0-5 jours), est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête intenses, une lymphadénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques), des douleurs musculaires. Puis survient une éruption cutanée sur le visage (dans 95% des cas), sur les paumes des mains et la plante des pieds (75%) et presque simultanément sur le corps. Les symptômes de la variole du singe durent habituellement de 14 à 21 jours.

Perside Diawaku

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