P. Muyaya: « La force régionale est une force d’appui aux FARDC»

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Le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a saisi l’occasion, au cours du briefing presse hebdomadaire qu’il a animé seul hier lundi 3 avril, sous le thème «Gouvernement Sama Lukonde 2 : missions et défis», pour répondre à une question d’actualité qui défraie la chronique. Il s’agit de l’inquiétude que nombre de compatriotes expriment au sujet de la mission réelle assignée à la force régionale de l’EAC (East African Community ou Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est). Car, pour eux, cette force serait venue consolider la balkanisation de la République Démocratique du Congo, qu’on a toujours redoutée, soit se comporter comme les casques bleus de la Monusco, qui assistent indifférents aux massacres des civils et à l’occupation du territoire national par des forces négatives.

        «La force régionale est une force d’appui aux FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo). Elle est venue à l’invitation du gouvernement», a déclaré le porte-parole du gouvernement en guise de réponse à cette inquiétude, en espérant ainsi couper court à toutes les inquiétudes et rumeurs développées à ce sujet. Avant de rappeler que les choses se passent selon le processus de Nairobi et la feuille de route de Luanda. Se réservant de dévoiler les secrets relevant de la défense, Patrick Muyaya a fait savoir que la force régionale est censée prendre immédiatement possession des localités qu’occupait le M23, et les FARDC vont les réoccuper progressivement. Le face-à-face entre les deux forces est à éviter. Cependant, il n’est nullement question de cautionner  une quelconque balkanisation du pays ou encore une quelconque instauration d’une zone tampon, a-t-il indiqué, rappelant la position du gouvernement : aucun centimètre du territoire national ne sera cédé.
Pour clore le chapitre, il a lu la charte du déploiement de ladite force en République Démocratique du Congo. Il est clairement mentionné que l’utilisation de la force est l’ultime recours. Pour cela, il s’étonne d’entendre tout ce qui se dit autour de cette force, alors qu’on n’est pas encore arrivé à ce stade final. Que la population se calme et fasse confiance au chef de l’État et au gouvernement qui mènent le processus pour le retour de la paix définitive à l’Est du pays.
        Par ailleurs, il a fourni quelques informations d’actualité parmi lesquelles on retient que le chef d’état-major de l’armée ougandaise séjourne à Kinshasa, où il rencontrera, à part son homologue congolais, le vice-premier ministre en charge de la Défense nationale.
        Toujours en rapport avec la lutte contre l’insécurité, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité était en train de présider hier une réunion de sécurité en rapport avec la situation qui prévaut dans la province de Mai-Ndomb et plus précisément dans les territoires du Kwamouth et de Bagata. Son collègue de la Défense nationale y prenait également part.
        Pour ce qui est des missions assignées à l’équipe Sama Lukonde 2, il en a énuméré quelques unes, notamment les principales. A savoir: tout mettre en place pour le retour de la paix à l’Est, poursuivre les efforts pour la stabilité et le maintien du cadre macroéconomique, l’amélioration du social des Congolais, la relance de l’économie, le financement du processus électoral, etc.                         

Dom

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