Clôture de la campagne électorale du numéro 20 : Fatshi « corrige » Sainte Thérèse

« Naye ko corriger Sainte Thérèse…Ngai nde mokonzi ya terrain… » (Je
suis venu corriger Sainte Thérèse. C’est moi le maître du terrain).
Tels étaient les premiers mots de Félix Antoine Tshisekedi, Chef de
l’Etat et candidat numéro 20 à l’élection présidentielle de ce
mercredi 20, à l’occasion de son dernier meeting de campagne, hier
lundi 18 décembre dans ce site de la commune de N’Djili aussi large
que quatre terrains de football, devenu mythique pour la classe
politique congolaise.
        Le terme « corriger » n’a pas été utilisé au hasard. C’était pour
mettre en exergue le « plein » qu’il venait de réaliser à la Place
Sainte Thérèse contre les fiascos enregistrés au même endroit par
certains de ses challengers qui y ont laissé leurs plumes. Il faut
avouer que la Place Sainte Thérèse a refusé du monde pour le meeting
de Fatshi.

Tshangu, symbole de la résistance contre l’agression rwandaise en 1998

        Entrant dans le vif du sujet, le candidat numéro 20 a déploré la
nouvelle agression rwandaise dont est victime notre pays depuis plus
d’une année dans sa partie Est. Certain que le peuple congolais va
finir par vaincre les ennemis de la paix en RDC, il a rappelé aux
résidents de Tshangu les actes de bravoure qu’ils avaient posés en
1998, en neutralisant, à mains nues,  les « nyangalakata », entendez
les soldats de l’armée rwandaise et leurs complices congolais qui
avaient tenté de prendre la ville de Kinshasa. D’où son appel à un
vote massif en sa faveur ce mercredi 20 décembre dans les urnes afin
de lui permettre de faire échec aux candidats de l’étranger,
instrumentalisés par le président rwandais, Paul Kagame, car porteurs
de l’agenda de la balkanisation du grand  Congo, de l’asservissement
de son peuple et du pillage de ses ressources naturelles.
        Félix Antoine Tshisekedi a demandé à l’électorat congolais de faire
très attention aux candidats démagogues qui leur promettent monts et
merveilles, alors qu’ils avaient brillé par un bilan largement négatif
à l’époque où ils étaient aux affaires, pendant près de deux
décennies, se contentant de s’acheter des villas, de se construire des
stades privés. N’ayant aucun souci du bien-être des Congolais, ces
mêmes candidats, souvent porteurs d’une multitude de nationalités et
de facettes, et parmi lesquels se recrutent des serviteurs de Dieu,
sont en réalité des pions de Kagame, animés du funeste dessein de
diviser le Congo et les Congolais.
        Le Chef de l’Etat prêt à déclarer la guerre au Rwanda si une seule
balle de la coalition M23/RDF tombait sur Goma.
        A propos toujours de l’insécurité qui prévaut à l’Est du pays, le
Chef de l’Etat a fait savoir, haut et fort, qu’il était prêt à
demander au Parlement de se réunir en Congrès afin de l’autoriser à
déclarer la guerre au Rwanda si une nouvelle ville congolaise était
prise par la coalition M23/RDF ou une seule balle tombait sur Goma. Il
a martelé qu’à partir de Goma, il était prêt  à faire fuir Kagame de
Kigali, soulignant également que si ses prédécesseurs au pouvoir
faisaient montre de faiblesse vis-à-vis du précité, l’époque des
blagues était révolue.
        Ce 20 décembre, l’enjeu majeur, c’est aussi la protection de la terre
de nos ancêtres (likambo ya mabele), qu’un vote utile en faveur d’un
digne fils du pays va éloigner des prédateurs.

Deux années difficiles avec la coalition FCC-CACH
        Félix Antoine Tshisekedi a profité de son face à-face avec son peuple
à la Place Sainte Thérèse de la commune de N’Djili pour rappeler à la
mémoire collective les années difficiles qu’il avait vécues sous la
coalition FCC-CACH, avec son lot d’embûches de tous ordres qui l’ont
contraint à tourner en rond ( ko rond-point), sans la moindre
réalisation. Il lui a fallu impulser une nouvelle majorité au
Parlement et mettre en place un nouveau gouvernement pour casser la
spirale du statu quo ante.
        Et les résultats ont aussitôt suivi, notamment la gratuité de
l’enseignement de base, appelée à s’étendre au cycle secondaire durant
son second quinquennat, la gratuité de la maternité, la réhabilitation
et la modernisation des infrastructures de base (routes, écoles,
universités, ports, aéroports, barrages, usines de production d’eau
potable, etc). Mais les projets divers en cours d’exécution ne peuvent
être parachevés que s’il obtient un second mandat.

Dollar… toujours le dollar !
        Pendant le meeting, une clameur est partie du public pour réclamer la
baisse du taux du dollar. En réponse à cette préoccupation, le
candidat numéro 20 a fait remarquer à l’assistance que l’unique remède
pour arrêter la spéculation sur cette devise étrangère, c’est créer
l’abondance alimentaire à travers l’augmentation de la production du
riz, du maïs, du manioc et autres, que le pays continue d’importer.
C’est aussi de créer des richesses en interne, de manière à rendre
notre économie compétitive. C’est recréer la confiance du Congolais
dans le franc congolais. C’est justement une des batailles à engager,
à partir de 2024, dans le cadre de son second quinquennat.

Des experts russes recrutés pour pirater le serveur de la Ceni
        Félix Antoine Tshisekedi est revenu, une fois de plus, sur le devoir
de vigilance qui incombe à chaque Congolaises et chaque Congolais ce
mercredi 20 décembre, non seulement en votant le numéro 20 mais aussi
en faisant le sit-in devant les bureaux de vote, jusqu’à l’affichage
des résultats, pour s’assurer que leurs voix n’ont pas été volées par
les ennemis du progrès de la RDC. Le Chef de l’Etat a confirmé les
propos tenus hier lundi par le Vice-premier ministre et ministre de la
Défense, Jean-Pierre Bemba, au sujet du recrutement, par les candidats
à la solde du Rwanda et de l’étranger, d’experts russes ayant pour
mission de pirater le serveur de la Ceni et brouiller les résultats
des élections.

Après le succès des Jeux de la Francophonie, d’autres actions d’éclat
en chantier
        Le candidat numéro 20 a indiqué qu’après le succès des Jeux de la
Francophonie, d’autres actions d’éclat sont en chantier dans le cadre
de son second quinquennat, notamment la création d’emplois dans tous
les secteurs de la vie nationale, y compris la Fonction publique qui
va enregistrer de nombreux départs à la retraite. Il compte, à cet
effet, installer à travers le pays des agences chargées de recueillir
les doléances des jeunes au sujet des emplois.
        Une nouvelle clameur publique s’est fait entendre au sujet des
tracasseries policières ayant pour cibles certaines coiffures des
jeunes garçons et filles.  Le Président de la République a apaisé la
foule, assurant que des instructions vont être données incessamment à
leur hiérarchie pour faire cesser ces tracasseries, car le rôle d’un
policier est de sécuriser les personnes et leurs biens et non de semer
le désordre.
Congolais de père et mère, Félix Antoine Tshisekedi a présenté son
épouse au public et demandé à cette dernière le saluer, ce qui a été
fait illico presto. Il s’est dit étonné, peu après et avec ironie, que
certains candidats cachent leurs compagnes de vie aux Congolais et
clament tout haut que la fonction de Première Dame est sans objet. Il
a invité les électeurs à faire attention à cette catégorie de
présidentiables.
        Croyant dans l’âme, il a appelé les compatriotes qui le veulent à
observer un jeûne de prières ce mardi afin de remettre les résultats
des urnes entre les mains du Créateur, unique protecteur du Congo et
des Congolais. Le clou du meeting était l’interprétation de l’hymne
national par des milliers de voix, suivie d’une prière donnée par un
serviteur de Dieu.

Kimp

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *