Le mini-sommet d’Addis-Abeba entérine les résolutions de Luanda et Nairobi

Un mini-sommet s’est tenu le vendredi 17 février 2023 à Addis-Abeba, avec la participation des présidents Joao Lourenço d’Angola, Evariste Ndayishimiye du Burundi, William Ruto du Kenya, Suhulu Hassan de Tanzanie, Paul Kagame du Rwanda et Félix Antoine Tshisekedi de la République Démocratique du Congo. C’était en marge de de la 36me session de l’Assemblée générale de l’Union Africaine, consacrée à la passation de pouvoir entre le président sortant de cette organisation continentale, Macky Sall du Sénégal, et son successeur Azali Assoumani des Comores.
Les participants ont, après audition, à huis clos pendant quatre heures, des rapports des Commandants du Mécanisme de Vérification et de la Force Régionale sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est du territoire congolais, les ont adoptés dans le sens de la condamnation de l’appui multiforme du Rwanda au M23 et de l’exigence du respect des résolutions de Luanda et de Nairobi.
En gros, le mini-sommet d’Addis-Abeba exige la cessation des hostilités et singulièrement des attaques du Rwanda, via le M23, contre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), le désarmement de ce mouvement terroriste par la Force Régionale, la Monusco et les autorités congolaises sur le territoire congolais et son adhésion au DDR-C(Désarmement, Démobilisation et Réintégration Communautaire), le retour des déplacés de guerre dans leurs milieux d’origines, le retour d’une paix durable dans la partie Est congolaise.

Il est à espérer que Paul Kagame, présent à Addis-Abeba mais généralement sourd aux appels au règlement pacifique de la crise sécuritaire congolais, va cette fois s’incliner devant l’option levée par le mini-sommet de la capitale éthiopienne.
Signalons qu’en marge de la 36me réunion de l’Assemblée général de l’Union Africaine, la RDC a remporté une seconde victoire diplomatique avec l’élection d’un de ses fils, en l’occurrence Docteur Jean Kaseya (53 ans), à la tête du CDC (Centre Africain pour la Surveillance et la Prévention des maladies), en remplacement du Camerounais Nkengason, arrivé fin mandat. On signale que lobbying diplomatique du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a pris six mois pour convaincre ses pairs d’apporter leurs voix à son compatriote, contre le candidat de Guinée Conakry.

LP

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