FRAUDE MINIERE, CONTRATS MINIERS, FABRICATION DES BATTERIES ELECTRIQUES EN RDC… : Tête-à-tête entre la ministre des Mines et une délégation américaine

Les États-Unis d’Amérique, un des partenaires privilégiés de la RDC, sont intéressés par les opportunités d’affaires qu’offrent le Congo/Kinshasa notamment dans le secteur minier. C’est ce qui justifie la rencontre qui s’est tenue mercredi 10 août dernier entre l ministre des Mines, Antoinette N’Samba, et une délégation de l’administration Biden conduite par le sous-secrétaire d’État adjoint en charge de
l’économie et environnement, José Fernandez.
Leurs échanges ont tourné autour des questions de sécurité liées au secteur minier et aussi sur certains contrats miniers dont celui en rapport avec la fabrication des batteries électriques en République Démocratique du Congo. Au sujet de cette dernière, Cette personnalité des États-Unis a indiqué que son pays est très intéressé par le projet de fabrication des batteries électriques et tient à ce que les personnes frappées par des sanctions ne participent pas à ce projet,
surtout en ce qui concerne l’exploitation du lithium.
S’agissant des contrats miniers, la partie congolaise a renseigné à ses hôtes que plus de 380 titres miniers irréguliers ont été dissouts. Par conséquent 300 permis sont revenus dans le domaine de l’Etat. Profitant de ce tête-à-tête, la ministre des Mines a vanté les opportunités d’investissement en RDC dans la recherche de nouveaux gisements et la création de raffinerie pour la transformation locale des minerais.
Antoinette N’Samba a également sollicité l’accompagnement des États-Unis dans la formation des inspecteurs miniers, la politique de négociation de contrats miniers ou encore la lutte contre la contrebande et la fraude minières.

La RDC perd près de 100 MILLIARDS USD chaque année dans la fraude minière*
Il faut noter que dans une tribune publiée l’année dernière par Me. Constant MUTAMBA TUNGUNGA, Mandataire en Mines et Carrières, il a été démontré comment la RDC perd près de 100 MILLIARDS USD chaque année dans la fraude minière.
Selon ce mandataire, les chiffres de production minière qui sont souvent déclarés, ne représentent que plus ou moins 30% de la réalité. Le marché noir absorbe près de 70%. Le secteur minier à lui seul peut accroitre par dix le budget de l’Etat congolais, à condition de lutter efficacement contre la fraude minière.
A l’en croire, les causes de la fraude minière sont diverses et les responsabilités restent partagées entre différents acteurs. Néanmoins, il soutient que la solution la plus plausible pour capter ces colossales sommes évaluées en milliards de dollars américains, consiste à interdire toute exportation de nos minerais à l’état brut. Pour cet expert minier, la transformation doit être la condition sine qua non pour toutes exportations des substances minérales congolaises.
«Mais il faut de l’électricité pour cette transformation.
Cette solution incitera les multinationales à installer leurs succursales en RDC, avec comme avantages, l’explosion des emplois, la maximisation des recettes, la captation de toute la production des ressources issues des minerais associés, le décuplement de notre budget, qui passerait à plus ou moins 100 milliards de dollars américains, la relance de notre économie, la réduction de la pauvreté
etc.», pouvons-nous lire dans cette tribune.
En contrepartie, poursuit-il, l’Etat devra assouplir les mesures fiscales et douanières pour inciter davantage les multinationales à s’installer et à transformer localement. Avec cette démarche, il est d’avis que certaines multinationales n’auront pas de choix que de s’y installer, étant donné l’importance de certains de nos minerais stratégiques sur le marché international (fabrication des voitures électriques, fabrication des téléphones, etc.).
Perside Diawaku

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