Samedi, Mai 18, 2013
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Le cri de détresse des usagers de la route de Cecomaf

La grande pluviométrie que connaît Kinshasa en ce mois d’avril ne fait pas le bonheur des usagers de la route de Cecomaf, dans la commune de Ndjili. Cette voie est devenue une constellation d’étangs, avec des eaux des pluies qui occupent, en permanence, le fond des nids de poule. Et, au niveau de l’arrêt Boki, au quartier 8, on a affaire à un authentique « lac » que redoutent même les conducteurs de gros véhicules qui font la navette entre Ndjili et Ndjili-Brasserie, Dingi-Dingi, Ntampa, Manenga.

Les résidents de cette partie qui passe pour le grenier de la capitale ont les yeux tournés vers le Président de la République, qui s’est aventuré dans le secteur il y a un mois et qui a promis la réhabilitation urgente de cette route de desserte agricole.

Chancelvie Bateke

(Stg/Unikin)

 

 

Horreur à Kinshasa : Camp Luka consomme l’eau polluée par des cadavres humains !

Les habitants du quartier « Camp Luka », dans la commune de Ngaliema, coincé entre ‘Joli-parc’ et la commune de Kintambo au Nord et par la commune de Bandalungwa à l’Est – avec une population estimée à 117.869 habitants – n’ont d’autre alternative pour assouvir leur soif que de consommer une eau provenant d’une source de proximité, voisine de leur cimetière. On retrouve fréquemment dans cette eau des restes des cadavres humains déterrés et emportés par les éboulements ou les eaux de pluies. Cette nouvelle macabre ressort d’un exposé et des illustrations présentés par une organisation non gouvernementale de développement dénommée : « Réseau des femmes du secteur de l’eau, hygiène, assainissement et protection de l’environnement » lors de sa conférence sur le sous-thème : « Calvaire de l’Eau des populations périphériques de Kinshasa ». C’était le mercredi, 14 avril 2010, au salon « Congo » du Grand Hôtel Kinshasa.

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Kinshasa : il n’y a pas que les boulevards…

Après treize mois de travaux, le boulevard du 30 juin est sur le point de redonner le sourire à ses usagers. Une bande qui compte quatre voies est pratiquement achevée. Le constructeur y est actuellement occupé, avec la contribution de la Brigade routière, à tracer (à l’aide de la peinture blanche), les quatre pistes que les véhicules vont désormais emprunter dans le sens ex-Rond point Socimat – Gare Centrale. L’autre bande allant dans le sens de la Gare Centrale vers l’ex-Rond-point Socimat, va subir les mêmes retouches avant que l’ensemble du boulevard, complètement remis à neuf, soit inauguré et ouvert intégralement au public.

Il reste maintenant les autres éléments du paysage. Il s’agit, pour être plus précis, des points d’intersection, du remodelage des anciens ronds points et naturellement, de la Place de la Gare dont on sait qu’elle va connaître un embellissement particulier compte tenu de son nouvel environnement hôtelier.

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Kimbanseke, Kinsuka, Gombe, Kintambo : des cimetières désaffectés refusent de « mourir »

Des décisions officielles de désaffectation, signées par les différents locataires qui se sont succédés à l’Hôtel de ville, frappent plusieurs cimetières de la capitale depuis des décennies. En principe, les cimetières de Kinsuka, Kimbanseke, Kintambo et Gombe ne devraient plus recevoir des morts, hormis ceux appartenant aux familles « propriétaires » des espaces ou caveaux préalablement réservés.

Une petite ronde dans ces sites interdits à l’inhumation des non vivants le week-end dernier nous a permis de constater un certain activisme des agents  services officiels de l’administration urbaine, de quelques commissionnaires et enfants de la rue qui vivent des enterrements couverts par des dérogations spéciales et même « clandestins ».

A Kimbanseke, le cimetière offre le spectacle d’un site réellement désaffecté, où la broussaille ainsi que quelques habitations se disputent l’espace avec les vieilles tombes. A première vue, il est difficile de repérer un coin où creuser pour placer un cercueil.

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«Kin la poubelle»

On assiste depuis quelque temps aux travaux d’assainissement de la capitale, plus marqués par le curage des caniveaux et rivières urbaines, le balayage des rues, etc. Une initiative qui mérite aussi bien appréciation que soutien, parce que visant à remettre la ville dans sa robe d’antan par le maintien de la salubrité publique, gage d’une santé saine des habitants.

Cependant, tel que cela se passe, il n’y a aucune garantie pour obtenir des résultats satisfaisants. Car, dès que les agents commis à ces travaux d’assainissement tournent le dos, tout rentre vite à la case départ. C’est-à-dire la saleté enlevée est immédiatement remise là où l’on venait de curer. La population donne l’impression de ne pas être concernée par la propreté, même si sa santé en dépend ! Que des fois n’a-t-on pas vu des individus jeter des ordures au moment où des agents des services d’assainissement étaient en train de travailler ?

Des mesures en amont

Les analystes pensent que la bonne réussite de l’opération d’assainissement nécessite de s’attaquer d’abord aux causes. Autrement dit, il fallait commencer par arrêter un train des mesures pour contraindre les pollueurs de l’environnement de ne plus agir de la sorte, sous peine des sanctions. Ces dernières pouvant aller de l’interpellation par les agents des services d’hygiène, pour les hors-la-loi, au paiement des amendes transactionnelles. Car, lorsque l’on observe ce qui se passe sur le terrain, il s’avère que la plupart des Congolais, Kinois en particulier, ne comprennent que le langage du « bâton».

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